Aller au contenuOffre spéciale : tablette de pointage + 3 mois offertsOffre : tablette + 3 mois offertsVoir l'offre →

Pointage électronique : quels systèmes, quel coût et quelles règles en France

Le pointage électronique enregistre automatiquement l'heure d'arrivée et de départ des salariés : badgeuse, pointeuse biométrique, QR code sur téléphone, GPS ou tablette. Il est légal en France, car le Code du travail admet un décompte « selon tous moyens ». Il doit toutefois rester proportionné : la CNIL juge excessive la biométrie pour le contrôle des horaires.

Mis à jour:

Essayer gratuitement

Les types de pointage électronique

SystèmeAvantagesInconvénients
Badgeuse (carte RFID)Simple, connueBadge prêté, un appareil par site, export à retraiter
Pointeuse biométriqueIdentité vérifiéeJugée excessive par la CNIL pour les horaires, AIPD, coût
Logiciel sur PCRien à installer au murSeulement pour le personnel de bureau
QR code sur téléphoneGratuit à installer, plusieurs sites, hors ligneSmartphone nécessaire (sinon tablette)
GPS sur téléphoneÉquipes mobilesAdmis seulement s'il n'y a pas d'autre moyen de contrôle
Tablette à l'entréePour tous, même sans smartphoneUne tablette par entrée

Reconnaissance faciale et empreinte : à éviter pour les horaires

La CNIL considère que les dispositifs biométriques de contrôle des horaires sont excessifs au regard de leur finalité. Elle juge aussi excessive la prise de photo systématique à chaque pointage. La biométrie peut se justifier pour l'accès à des locaux sensibles, avec une analyse d'impact.

Si vous voulez une vérification d'identité, la solution proportionnée est la biométrie du téléphone du salarié (Face ID, empreinte), vérifiée sur l'appareil via les passkeys. L'employeur ne traite alors aucune donnée biométrique : il reçoit seulement la confirmation que le titulaire du téléphone a déverrouillé l'action. Dans QRtimetrack, le selfie est facultatif et sert aux contrôles ponctuels, pas à chaque pointage ; les photos sont supprimées après 30 jours.

Combien coûte un système de pointage

Poste de coûtPointeuse matérielleApplication QRtimetrack
MatérielUn appareil par siteAucun (tablette facultative)
InstallationPose, alimentation, réseauImprimer un QR code
LogicielSouvent payant en plusInclus
AbonnementSelon fournisseur1,99 € HT par salarié actif/mois, minimum 9,95 €
Nouveau siteUn nouvel appareilUn nouveau QR code, gratuit

Comparatif détaillé sur 3 ans dans notre guide pointeuse ou application.

Checklist pour choisir un système

  • Chaque salarié pointe-t-il lui-même, au moment réel ?
  • Les corrections laissent-elles une trace (qui, quand, pourquoi) ?
  • Le système sort-il le décompte quotidien et le récapitulatif hebdomadaire ?
  • Fonctionne-t-il sans réseau sur vos sites ?
  • Gère-t-il plusieurs sites et plusieurs sociétés ?
  • Les données sont-elles hébergées dans l'UE ? Un modèle d'AIPD est-il fourni ?
  • Le salarié peut-il consulter et valider ses heures ?
  • Peut-on exporter vers la paie (Excel, CSV, API) ?

Passer du papier au pointage électronique en une journée

  1. Matin : créez le compte, les sites et les horaires. Imprimez les QR codes.
  2. Midi : remettez la note d'information aux salariés (modèle fourni) et, s'il existe, informez le CSE.
  3. Après-midi : envoyez les liens d'activation ; chacun ajoute l'application à son écran d'accueil.
  4. Le lendemain : premiers pointages réels. Gardez la feuille papier une semaine en parallèle si vous voulez comparer.
  5. Fin du mois : clôture, validation par les salariés, export pour la paie.

Essai gratuit 7 jours jusqu'à 10 salariés, sans carte. Pour une borne à l'entrée, l'offre spéciale inclut une tablette Samsung Galaxy Tab A9+, 3 mois offerts et un guide d'installation pas à pas, pour 299 €.

Passer au pointage électronique gratuitement

Questions fréquentes

Le pointage électronique est-il obligatoire ?

Non. Le décompte des heures est obligatoire pour les salariés hors horaire collectif, mais la forme est libre. Le pointage électronique est simplement le moyen le plus fiable de prouver les heures réellement effectuées.

Faut-il déclarer le système de pointage à la CNIL ?

Non, la déclaration préalable a disparu avec le RGPD. Vous devez en revanche inscrire le traitement à votre registre des traitements, informer les salariés, consulter le CSE et réaliser une AIPD si le traitement présente un risque élevé.

La reconnaissance faciale est-elle autorisée pour pointer ?

La CNIL juge les dispositifs biométriques de contrôle des horaires excessifs. Face ID sur le téléphone du salarié est différent : la vérification reste sur l'appareil et l'employeur ne reçoit aucune donnée biométrique.

Combien de temps conserver les données de pointage ?

Les documents de décompte doivent être tenus un an à la disposition de l'inspection du travail. La CNIL admet un archivage intermédiaire des données de suivi du temps de travail jusqu'à 5 ans ; les journaux techniques d'accès, eux, sont à supprimer après 3 mois.

Le salarié peut-il voir ses pointages ?

Il doit pouvoir y accéder (droit d'accès RGPD et exigence d'accessibilité de la CJUE). Dans QRtimetrack, chaque salarié voit ses pointages sur son téléphone et valide ses heures chaque mois.

Sources

  1. CNIL – L'accès aux locaux et le contrôle des horaires sur le lieu de travail
  2. Code du travail, art. D3171-8 – Code du travail numérique
  3. CJUE, 14 mai 2019, C-55/18 – communiqué de presse
Essai gratuitÉcrivez-nous